Le danger vient des soies urticantes, qui peuvent se détacher et être transportées. Un chien qui lèche ou prend une chenille en gueule peut développer des lésions graves de la cavité buccale : la prise en charge doit être très rapide.
- Ne pas approcher les chenilles, les nids ni les zones contaminées.
- Empêcher le chien de renifler ou lécher une procession.
- En cas de contact suspect, appeler immédiatement un vétérinaire.
Reconnaître une zone à risque
Les processionnaires du pin se déplacent souvent en file au sol ; leurs nids blanchâtres peuvent être visibles dans les pins. Les processionnaires du chêne concernent d’autres périodes et régions. Leur répartition évolue : l’absence d’alerte locale ne dispense pas d’observer le sol et les arbres.
Pourquoi le chien est particulièrement exposé
Le chien explore avec le museau et la bouche. Les lésions concernent donc fréquemment langue, babines et muqueuses. Hypersalivation, douleur, gonflement, frottement du museau, vomissements ou gêne respiratoire sont des signaux d’urgence.
Les bons réflexes
Éloignez l’animal sans toucher la zone à mains nues et appelez immédiatement un vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire. Ne frottez pas : cela peut casser et disperser davantage les soies. N’appliquez aucun produit et ne faites pas vomir sans instruction professionnelle.
- Gardez le chien en laisse près des pins ou chênes signalés.
- Changez d’itinéraire si une procession ou des nids sont visibles.
- Ne tentez pas de détruire un nid vous-même.
- Prévenez la commune ou le gestionnaire du site.
Prévenir au jardin
Un professionnel peut proposer une stratégie adaptée au cycle des chenilles et aux arbres présents : surveillance, pièges ou méthodes de lutte autorisées. La prévention doit éviter d’exposer habitants, animaux et environnement à un second risque.
Après un incident : surveiller sans attendre
Même après une prise en charge rapide, suivez exactement les consignes du vétérinaire. L’évolution de la langue, de la salivation, de la déglutition et de la respiration doit être surveillée. Un chien qui semble plus calme n’est pas nécessairement tiré d’affaire : la douleur ou le gonflement peuvent évoluer.
Pour documenter l’endroit sans vous exposer, photographiez à distance la zone et notez l’heure. Ne rapportez ni chenille ni nid. Signaler précisément le lieu au gestionnaire permet de sécuriser le passage pour les autres promeneurs et d’organiser une intervention adaptée.
