La dysplasie de la hanche est une affection orthopédique où l’articulation se développe de façon imparfaite. La laxité favorise progressivement l’arthrose, mais l’intensité des signes varie beaucoup d’un chien à l’autre.
- Une radiographie s’interprète avec l’examen clinique.
- Poids adapté et activité régulière à faible impact soutiennent la mobilité.
- Le dépistage des reproducteurs participe à la prévention.
Une maladie multifactorielle
La prédisposition génétique joue un rôle important, modulé par la croissance, l’alimentation et l’environnement. Les races moyennes, grandes et géantes sont souvent concernées, sans être les seules. Une croissance très rapide et le surpoids peuvent aggraver l’expression chez un chien prédisposé.
Les signes à observer
Difficulté à se lever, raideur après le repos, démarche chaloupée, course « en lapin », réticence à sauter ou baisse d’activité peuvent alerter. Certains chiens montrent peu de signes malgré des images radiographiques marquées ; d’autres souffrent avec des lésions plus discrètes.
Comment le diagnostic est posé
Le vétérinaire associe l’histoire, l’examen orthopédique et des radiographies réalisées avec un positionnement précis, souvent sous sédation. L’âge, la méthode et l’objectif — diagnostic clinique ou dépistage officiel — influencent le protocole.
Une prise en charge adaptée au chien
Le plan peut associer contrôle du poids, exercice régulier à faible impact, physiothérapie et traitement de la douleur. Certaines situations relèvent de la chirurgie, en particulier lorsqu’un diagnostic précoce ouvre une fenêtre thérapeutique ou lorsque la douleur reste importante.
La décision dépend de l’âge, du degré d’arthrose, du mode de vie et de la réponse au traitement : elle se prend avec le vétérinaire, éventuellement après avis d’un chirurgien spécialiste.
Aménager le quotidien sans désentraîner le chien
Des tapis antidérapants, une rampe adaptée, un couchage accessible et des griffes entretenues limitent les efforts inutiles. L’objectif n’est généralement pas l’immobilité : une activité régulière, contrôlée et compatible avec la douleur entretient les muscles qui stabilisent l’articulation.
Évitez les week-ends très intenses après une semaine inactive. Des promenades plus courtes et fréquentes sont souvent mieux tolérées qu’une sortie exceptionnelle. Filmer périodiquement la marche au même endroit et suivre le poids aide à objectiver durablement l’évolution avec le vétérinaire.
